A 300m au sud de la maison jaune

Malgré la distance, y’a plein de choses qui font que la vie au Costa Rica n’est pas vraiment exotique. Après 4 ans en Norvège, c’est même un peu comme revenir dans le sud de la France. Par contre, il y a une chose qui depuis des mois me rend folle me surprend: le système d’adresse à la costa-ricienne. Au début je croyais qu’il n’y avait pas de système. En fait si, il y en a un, carrément ésotérique.

Si on se connait vous savez sûrement à quel point je suis nulle en orientation. C’est pour ça que les villes quadrillées à l’américaine me conviennent bien; c’est logique (la plupart du temps) et facile. Si on regarde une carte de San José de loin, on a l’impression que c’est comme ça, en tout cas dans le centre :

Le centre-ville de San José, organisé autour de l’avenue centrale et la rue centrale

On a une avenue centrale qui traverse la ville d’est en ouest, avec avenida 1, 3, 5, etc. en allant vers le haut et avenida 2, 4, 6, etc. en allant vers le bas (du plan). Du nord au sud, traversent les “calle” (rue, pour les nulles en espagnol) avec la calle central (rue centrale, donc) et vers la droite calle 1, 3, 5, etc., vers la gauche calle 2, 4, 6, etc. Sauf que ça, c’est nouveau. Et si je dois rejoindre quelqu’un, aller quelque part en taxi ou expliquer où se trouve un café, personne, absolument personne (et c’est pas faute d’avoir essayé) va me comprendre.

Pourquoi? Parce que les gens ici marchent par points de repères. Un point de repère peut être n’importe quoi à partir du moment où tout le monde sait de quoi il s’agit: un parc, un dentiste, une maison jaune.

Exemple: J’habite le quartier Escalante, plus précisément sur l’avenue 13, entre la rue 33 et 35. Si je dis ça au chauffeur de taxi ou à un ami désirant me rendre visite (si si, ça arrive), ils vont me regarder avec des yeux énormes et tout ronds.

Par contre, si j’explique “dans le quartier Escalante, à 150m à l’ouest du Farolito”, là, tout devient limpide.

Le “Farolito”, c’est une sorte de lampadaire old-school sur un mini rond point, apparemment ça serait un cadeau de l’Angleterre au Costa Rica (sont sympas ces anglais!). Donc voilà, ça, tout le monde connait.

El Farolito!

Après faut juste savoir où se trouve l’ouest, d’où ma fidèle amie qui me suit d’habitude in the wild mais qui a désormais élu domicile dans mon sac à main :

Une boussole…

Dans ce cas, j’ai de la chance parce que le Farolito existe, perché sur le rond point. Mais parfois, les gens réfèrent à des trucs qui n’existent plus, mais tout le monde (ou presque) sait à quoi ça fait référence, même si c’est un chien qui était toujours assis au même angle de rue mais mort depuis belle lurette ou un bâtiment démoli dans les années 50.

Voilà, y’a des petits détails auxquels il faut s’adapter.

Un autre truc super chiant culturellement différent, c’est la manie qu’on les Costa Riciens (mais c’était pareil au Pérou et en Bolivie), de ne jamais répondre “désolé, je sais pas du tout” quand on leur demande notre chemin. Par contre, ils vous répondent avec le sourire même s’ils n’ont aucune idée du lieu où vous voulez aller.

Du coup au début, ça donne des kilomètres à tourner en rond sans rien y comprendre. Mais rapidement, on apprend à détecter cette expression crispée du visage qui dure 1/10ème de seconde et qui exprime le “ah merde! j’en ai aucune idée”. Un conseil: toujours demander à au moins 3 personnes différentes et à d’autres en cours de route pour être bien sur, certaines personnes maîtrisent parfaitement l’art de l’apparente certitude qui n’en est rien à l’intérieur. Mais bon, au moins ça fait pratiquer l’espagnol…

Random coffee stories from Peru and Bolivia

“- Un café, por favor

– Aqui no hay café, lo siento

– Pero el menu dice “café”

– Ah si, pero solamente en la mañana para el desayuno”

It was in the afternoon, at the market in Huaraz, Peru, where I learnt that coffee is mostly served for breakfast. This is how it works while travelling, learning by doing. Don’t get me wrong, Peruvians drink and love coffee, they all told me so. But my impression is that coca leaf tea is way more popular, and available. They drink it as a “mate” (infusion with cane sugar) all day long, or chew it. Not only the coca leaves give you energy but they also help with altitude.

(By the way, I mostly travelled from the north to the south of the Andes, so I can only speak for what I’ve experienced there. The country is huge though, and I’m sure things are different by the sea or in the jungle near the Amazon river).

Quick history fact: coca leaves have been chewed for centuries in the area (as far as Inca time). When the Spanish arrived, they forbid it, convinced that was something evil. But when grounded from their precious energizer, mine workers happened to not be as efficient. That’s why chewing coca got authorized again. I’m not going into details here, but the coca leaves belong to the core of the Peruvian/Bolivian cultures. They are in every aspects of the cultures, from the daily life to the offers to gods.

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Here’s one myth behind the origin of the leaf, found at the coca museum in Cusco.

Let me introduce you to my new coffee toy: la cafetera! This one comes from Cusco in Peru, but can be found in other countries in South America. It looks a bit like an Italian coffee maker, but doesn’t work the same way. This is a  drip coffee maker: the water is poured from the top, going through the coffee grounds, ending up in the lower part.

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Beautiful, isn’t it?

With that pot, most places prepare some kind of “coffee extract” (as they call it), mostly made to be mixed with hot milk (which is most of the time evaporated milk) or hot water, and sugar (recommended). This is called a “café pasado”.

Café con leche… or… leche con café!

In major cities, it is quite easy to find a restaurant or a café with an espresso machine. But anywhere else, this is how you will be served coffee. Bon voyage!

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This is a “leche con café”: a glass of hot milk, a jar of coffee extract so you can add as little/much coffee as you want, sugar and…mate de coca! In Huaraz, Peru.

 

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Same, at another café in Huaraz, Peru.

 

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Two coffees with milk, in Piura, Peru.

 

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A coffee with milk and the best unexpected cup of black coffee I had in a market, a well-roasted Peruvian coffee from Sandia.

 

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An old-school Bunn coffee maker in a café in La Paz, Bolivia.

 

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Hornimans tea…that kind of tea!

 

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There was a good laugh involved when we first were given “mini kraps” to eat in the bus…

 

And last but not least! Remember I told you about café Arabica in Lima? Well, there was another good surprise. After 30 hours in busses from La Paz to Lima, I finally made it to Lima airport. I had 9 hours to wait for my flight, and there was no wifi available, so the obvious solution was…to borrow Starbucks’. I went there, and fortunately, it was full. I decided to explore a bit further and there it was, the perfect cosy little café that you don’t expect to find in airports. I walk closer and guess what I see?

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“Come Audrey, come try us”

And the cherry on the cake, they have wifi! The coffee was very good, the barista and the waiters extremely nice. I had a yummy brownie and the my neighbours’ food look and smelled delicious. We talked about coffee for a while and I happily boarded the plane hours later with a sample of Peruvian coffee to brew at home, how nice! The place is called Pikeos and opened at the end of may. I warmly recommend it if you ever hang out at Lima airport.

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Beautifully roasted Peruvian coffee (unfortunately I cant’ remember where it’s from, if you’ve been to Peru you can probably understand why)